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Prévention santé : pourquoi l'évaluation rigoureuse est indispensable

Le Pr Alain Bonnin, ancien président de la commission médicale d'établissement du CHU Dijon Bourgogne, professeur de médecine, ancien président de l'université de Bourgogne et membre de l'Académie…

Prévention santé : pourquoi l'évaluation rigoureuse est indispensable

Le Pr Alain Bonnin, ancien président de la commission médicale d'établissement du CHU Dijon Bourgogne, professeur de médecine, ancien président de l'université de Bourgogne et membre de l'Académie nationale de médecine, l'affirme sans détour dans un entretien accordé à La Veille Acteurs de Santé: il ne s'agit pas de développer partout des programmes de prévention sans savoir s'ils sont utiles. Une exigence d'évaluation probante qui, transposée au choix d'un trampoline domestique pour enfants, devient une règle d'achat non négociable.

Un état des lieux qui justifie un changement de cap

Le Pr Bonnin aligne des chiffres sans complaisance. En 2021, moins de 50 % des Français arriveraient en bonne santé à 65 ans, contre 77 % en Suède — un écart qu'il juge révélateur de la qualité globale du système de prévention hexagonal. Il pointe en parallèle la hausse de la mortalité infantile depuis 2011, la dégradation de la santé mentale des adolescents, le vaccino-scepticisme et un taux de participation au dépistage du cancer colorectal d'environ 35 % des personnes éligibles. Pour lui, ces marqueurs convergents imposent une réorientation structurelle du système de santé, conçu au lendemain de la Seconde Guerre mondiale autour de la prise en charge des maladies aiguës et aujourd'hui fragilisé par la chronicisation des pathologies, le vieillissement de la population et le coût considérable de l'innovation médicale.

La traduction opérationnelle côté établissement de santé

Inscrite dans le projet d'établissement 2024-2028 du CHU Dijon Bourgogne, cette orientation s'est traduite par la tenue des premières Assises nationales de la prévention et du dépistage en septembre 2025 et par la réorganisation des axes de recherche autour des « stratégies innovantes en prévention » — prévention secondaire, dépistage, épidémiologie, alimentation, environnement. Le Pr Bonnin assume un hiatus entre un volontarisme politique affiché et des modèles de financement hospitaliers encore mal adaptés à la prévention, mais refuse qu'il serve d'alibi à l'inaction: si les CHU, têtes de pont du système, ne portent pas ce discours, personne ne le fera.

Ce qu'il faut en retenir pour un trampoline d'enfants

La transposition au matériel de loisirs est directe, et la méthode identique. Avant l'achat et avant chaque saison d'utilisation, procéder à un contrôle mécanique strict: vérifier la charge maximale statique annoncée, l'intégrité du filet de protection, la qualité de la galvanisation à chaud du cadre (résistance à la corrosion), la tension uniforme des ressorts et l'absence de fissure sur les soudures. Un trampoline n'est pas un dispositif médical, mais il s'adresse à des enfants dont le squelette et les ligaments tolèrent mal les contraintes asymétriques. La prévention des traumatismes — fractures, entorses cervicales, commotions — obéit à la même logique que celle défendue par le Pr Bonnin: performances réelles mesurées, données vérifiables, pas de promesses marketing.